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Nous allons vivre un "petit" pèlerinage tour du monde, UN tour à DEUX à QUATRE roues... à la découverte de toi, de moi, à la rencontre des autres, à la suite du Christ et du Bouddha, sur les terres d'ici vers un là-bas...

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Sur les pas de Paul

La connexion, comme vous pouvez le voir, n’est pas aussi régulière que nous le souhaiterions… Alors, entre deux clins-Dieu jusqu’à vous, nous cueillons nos aventures que nous essayons de vous apporter en un petit bouquet… certes un peu fané parfois, mais certaines fleurs séchées ne gardent-elles pas toute leur beauté ?

 

Rome !

Un pas à partager,

Une porte à pousser,

Celle de l’église de nos cœurs,

Celle où, dans Son tabernacle, Dieu demeure,

Pour déposer toutes vos prières, vos cris douloureux ou grands bonheurs…

 

 

 

Nous revenons vers vous en rouvrant la porte de la journée bénie de nos fiançailles, en poussant celle de la chapelle où le Saint Sacrement était exposé chez « nos » petites sœurs en cette fin d’après-midi de jeudi. Je m’associais à leur prière italienne tandis que William « reniflait » désespérément une connexion wi-fi dans les entourages. Elles commencèrent le chapelet. Joie de pouvoir alors serrer fort le dizainier, à mon doigt depuis l’aube de ce jour spécial… ! Et dans mon cœur de rendre grâce à Dieu pour tout ce que nous vivions tous les deux ensemble… ! C’est alors que William arriva à mes côtés et comme s’il avait entendu la brise de ma prière, se joignit à nous.

Forts de tous ces cadeaux partagés, nous sortions en amoureux dans les ruelles romaines, au rythme du soleil descendant. Nous souhaitions dîner dans un endroit « porteur » de ce moment… Nul besoin de nous mettre d’accord. « L’Eau Vive » fut sur nos lèvres à l’unanimité ! Heureusement, le GPS nous donna l’adresse que nous n’avions retenue ! Nous flânions donc jusqu’au 85 de la Via Monterone.

 

 

Les Sœurs Carmélites internationales nous reçurent avec un immense sourire ! Notre festin de fiançailles fut nourri de douceur, mets délicats, prière et une intention toute spéciale à notre égard… Nous étions comblés ! En sortant du restaurant, notre échange animé vivement avec une sœur eut un rebondissement sur un couple canadienno-strasbourgeois !

Aucune journée ne se ressemble ! Vendredi fut plus « laborieux » : prospection pour la suite de notre itinéraire et épisode « recherche de billets » ! Nous projetions donc de quitter Rome pour nous rendre en Grèce, sans que l’automne ne nous devance trop vite… Donc, le train s’avérait une bonne solution… Pensions-nous… Ce dont nous sommes aujourd’hui plus certains, c’est que les « treni » en Italie, sont à eux-seuls un véritable phénomène !!

IMGP1925 

Après avoir fait une queue, certaine, à la gare, nous achetions nos billets avec un « spécial bicyclette ». Un « xième sens » dût nous traverser l’esprit : nous n’avions pas de réservations pour les vélos ! William voulut s’assurer qu’il n’y avait pas d’erreur, la pressentant fortement.

Rebelote : queue, certaine, au bureau des « réclamations-clients ». Le verdict tomba : ce train Eurostar était dans l’incapacité formelle de prendre des vélos. II fallait donc retourner au guichet, nous faire rembourser le billet et l’échanger contre un train régional avec deux changements…

Au bout d’une vaine recherche, le monsieur nous avoua qu’il nous faudrait deux jours et qu’il valait mieux nous rendre à la gare routière pour prendre un bus… Rebelote : 5 km, attente à la billetterie, incompétence d’un premier, d’un deuxième agent… Puis, un renseignement : un bus, en partance de Rome via Brindisi, partait le lundi à 10h00, mais, seul le chauffeur pouvait accepter ou non de prendre les vélos ! Il était 19h00 passées, nous avions passé toute notre fin d’après-midi pour une information incertaine… mais nous continuions l’aventure ! Bien entendu, à cette heure-là, toutes les églises - notamment Ste Marie Majeure - que nous avions projeté de visiter sur le chemin du retour étaient fermées…

Nous ne nous lassions de la Basilique et des tombeaux des papes… ou plus exactement, devrais-je dire, de la possibilité de recueillement sur la tombe de Jean-Paul II. Ce samedi matin, donc, direction Place Saint Pierre. Nous nous plongions dans un « bain » de prière, en communion avec vous tous…, avec les pèlerins de par le monde, processant dans ce lieu béni !

 

En cette journée dédiée à la Vierge Marie, je souhaitais offrir ma joie de danser le Magnificat aux sœurs qui nous avaient accueillis ! Sœur Eugenia, avec son bel âge, toute respirante de Dieu et qui chaque jour nous avait partagé sa science et sagesse, fut toute heureuse de me confier que je lui avais permis de prier trois fois, si « chanter, est prier deux fois »… Sœur Maria Luccia, après ces vêpres festives, nous invita chaleureusement à partager leur dîner.

 

 

Alors qu’une nouvelle semaine s’ouvrait à nous, notre dernier dimanche romain fut une respiration entre prière, ballade au parc de Garibaldi sur les hauteurs du couvent, petit ménage et… l’incontournable pizze-gelati…

Lundi 13 septembre, mon cœur fut par ma pensée, et par notre « Maman du Ciel » tout près de ma petite Maman… Je n’oubliais pas non plus Sylvie ! Joyeux Anniversaire à toutes deux ! Après l’eucharistie, le petit-déjeuner à la hâte et un au revoir touchant, l’épisode « bus » fut épique !

Dans l’attente de notre chauffeur, nous nous étonnions de phénomènes quelque peu irréels, pour nous « Occidentaux ». Allumage du moteur au couteau, fuite à gros jets d’essence… Nous patientions jusqu’à nous retrouver nez à nez avec un chauffeur catégoriquement négatif et agressif (un peu à « l’orientale »): ça ne va pas bene du tout et pas possible de prendre nos vélos… ou plutôt pas vouloir, car son collègue nous affirmait le contraire…

Et tout à coup, négociant un bakchich (dont il ne voulut nous annoncer de suite le montant), il fallut se dépêcher de tout charger… Amer fut le « supplément » mais, nous quittions Rome, joyeux de ce que nous y avions vécu, fous… de joie, de continuer la route, direction Brindisi !

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Après plus de six heures de bus, nous arrivions à notre lieu d’embarquement ! Eh oui, l’aventure continuait en bateau jusqu’à la ville de Patra… A nous la Grèce ! Avant cela, une traversée de 15 heures pendant toute la nuit, en billet simple pour nous et en « cordelés serrés » entre camions et autres véhicules pour nos vélos. Nous tentions de trouver un petit coin pour installer notre campement de fortune pour la nuit… Matelas gonflés et sacs de couchage ouverts, nous étions à l’abri et au chaud dans la salle des fauteuils vides, gratifiés par le massage du vrombissement du bateau, à défaut d’un sommeil tranquille !

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Le paysage qui s’offrit à nous en ce mardi 14 au matin nous subjugua : de part et d’autre, une mer Adriatique d’un bleu profond, au cœur de laquelle le ballet de bienvenue d’une famille de dauphins, quelques pas de deux de méduses, et un chapelet d’îles à perte de vue. Les monts escarpés, vierges de toutes traces humaines nous faisaient revenir à notre réalité toute prochaine : retour en selle avec les délices que ce pays nous réservait !  Patra fut notre première respiration : polluée, bruyante, accueillante par des « bravos », des « French ? German ? ». Mais avant tout, quitter la ville pour regagner la petite route « prévue » et se frotter aux premiers locaux : manger ! Surprise : les prix sont… hors de prix (aussi cher qu’en France !) Notre pique-nique maïs-boulette à l’ombre d’une chapelle orthodoxe fut un festin.

Nos premiers kilomètres sont toujours assez évocateurs : les Grecs roulent… comme des Grecs, vite, sans casques pour les motos ; les bas-côtés sont jalonnés d’immondices… mais il suffit de lever la tête pour se laisser saisir : montagnes de toutes parts et, à hauteur de selle, citronniers, orangers, figuiers, grenadiers… La chaleur écrasante et les kilomètres avalés à toute allure pour quitter la pollution et la folie de la ville nous menèrent épuisés, vers un chemin en pente délicieuse lorsqu’il s’agit de la descendre, puis une plage de galets, puis… plus rien, sinon un hôtel…

IMGP1994 

A ce stade, on se renseigne. Le tarif (véritablement grec cette fois ?) nous permit d’avoir une chambre, vue plage, au prix d’une place de camping ! Certes, l’inondation de la salle de bain, et logiquement de la chambre, était incluse dans le forfait !

Le lendemain, bien reposés, la découverte continuait à chaque tour de roue, dans l’émerveillement de ce « paradis mythologique ». Nos neurones auraient quelques efforts à faire : rares sont les personnes parlant le français ! Un Grec comprenant l’allemand nous accueillit dans un boui-boui où nous profitions de la « brochette-frites» à 2 euros. Nous dégustions les premières différences : sociales, linguistiques, gustatives… et toutes celles qui allaient venir comme celle de l’accueil…

La fameuse question que nous avions laissée au frais pendant nos 10 jours romains ressurgit au chaud, alors que la nuit descendait méchamment tôt (-et oui, nous avions oublié qu’il y avait un décalage horaire !-). Nous allions donc tester la température : petit village, gens d’allure quelque peu apathique (oui, messieurs, devinez qui sirote aux tables des cafés à palabrer ou à attendre sur le trottoir de sa maison l’heure de… l’heure ?)

Nous nous élancions donc vers l’un, puis l’autre… Refus catégoriques, puis............

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