Nous allons vivre un "petit" pèlerinage tour du monde, UN tour à DEUX à QUATRE roues... à la découverte de toi, de moi, à la rencontre des autres, à la suite du Christ et du Bouddha, sur les terres d'ici vers un là-bas...
« Gloire à ta grâce incommensurable, Seigneur ! Je ne peux plus que me taire devant les flots de ta grâce. Je suis incapable de te dire la gratitude que je te dois. »
C’est avec ces paroles d’Isaac le Syrien que nous revenons jusqu’à vous… désormais depuis notre chère terre d’Alsace…
Vous le savez, vous qui nous avez accompagnés, vous qui avez prié pour nous, péleriné avec nous, vous qui nous avez ouvert votre cœur, votre porte…, nous voilà de « retour ».
Et, si « grâce du pèlerinage », grâce des rencontres, grâce du retour aussi !
Certes, en ce 3 février, à 5h00 de ce matin hiérosolomytain frisquet (2° au thermomètre de la camionnette, à dégivrer) après qu’Helmut nous ait conduit jusqu’à l’aéroport Ben Gourion, l’accès direct à la « grâce » fut plus rugueux ! Nous n’avons effectivement pu contourner les règles rigoureuses d’Israël : interrogatoire des douaniers, leurs ordres désobligeants d’ouvrir nos cartons scotchés si méticuleusement…
Mais de quoi nous plaignons-nous ? A 7h20, nos vélos étaient remballés, payés, enregistrés avec tous nos autres bagages. Nous quittions le sol de Tel Aviv sous le soleil pour atterrir à Paris dans… la grisaille ! Mais le Soleil véritable ne rayonne-t-il pas au plus profond de nous ?

Après notre escale de quatre heures, le vol jusqu’à Strasbourg ne nous laissa même pas le temps de nous assoupir !
Récupérer nos « bagages-poids lourds » fut presque une bagatelle ! Tout se passa comme sur des roulettes ! (Et je soupçonne certains, certaines d’avoir eu une douce pensée pour nous, n’est-ce pas Michèle ! Oh, comme il est bon d’avoir des frères et sœurs !!)
La chaleur de l’accueil de Maman, l’aide précieuse de Nathalie et Bernard compensèrent avec le froid qui sévissait au dehors ! Malgré notre fatigue d’une nuit quasi blanche, et d’une journée en « décalé », nous passions un doux moment tous les cinq…
Ce jeudi 3 février fut telle une veillée de Noël : dans un décor de douce lumière, Maman nous concocta un festin de potage, de Mont d’Or, arrosé d’un cidre et clôturé d’une vraie tarte ! Et entre quelques petits cadeaux, de délicieux petits gâteaux ! Ohh, comme il est bon d’être Français… mais encore meilleur d’être aimés !!!
Retrouver notre « domicile fixe », avec tout ce que cela implique, nous emplit de joie !
Commence ! Avec tous les possibles, avec toutes les retrouvailles, avec tous les élans, avec tous les souvenirs ! Souvenirs très vite ravivés en cette messe, le lendemain, où la Parole nous invitait : « N'oubliez pas l'hospitalité ». Si « elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges… », cette hospitalité nous a permit de réaliser oh combien le Seigneur avait mis sur notre route Ses envoyés !
« Que votre vie ne soit pas menée par l'amour de l'argent : contentez-vous de ce que vous avez, car Dieu lui-même a dit : Jamais je ne te lâcherai, jamais je ne t'abandonnerai.
C'est pourquoi nous pouvons dire en toute assurance : Le Seigneur est mon secours, je n'ai rien à craindre ! »
Rien à craindre, tout à vivre ! Tout à construire, -ou reconstruire, en commençant par nos bicyclettes qui sont encore en pièces détachées…
Nos précieuses bicyclettes ! Et vu tous les désagréments avec nos anciens vélos (volés), nous partons à la recherche de modèles d’occasion ne risquant pas d’être fauchés au bout de 5 minutes de stationnement. Mais peut-être avez-vous une idée ou pouvez-vous faire circuler l’info !
Toutes ces perles du Seigneur, telles des perles précieuses, ou perles de thé, nous allons les laisser infuser… sachant que le Seigneur continue avec nous, rebondit et commence toujours !
Que de partage et d’émotions déjà ! En saluant Michèle qui m’affirma avoir suivi notre parcours avec cœur et prière ; en découvrant les yeux écarquillés de surprise d’un frère Yvan-Pierre, d’une Lucie ; en réveillant d’un coucou téléphonique notre Stefano ce dimanche matin ; en nous laissant si fraternellement enlacer par notre cher Père Régis ; en accueillant au saut du lit Thérèse avec son panier bio, en étant si spontanément étreinte par la joie de nous revoir avec notre « petite sœur » Martine, en vous retrouvant peu à peu…
Oui,
« Venez, crions de joie pour notre Dieu, acclamons le rocher qui nous sauve, allons devant Sa face avec actions de grâce ! »