Nous allons vivre un "petit" pèlerinage tour du monde, UN tour à DEUX à QUATRE roues... à la découverte de toi, de moi, à la rencontre des autres, à la suite du Christ et du Bouddha, sur les terres d'ici vers un là-bas...
Dimanche, jour hebdomadaire de repos !
Nous profitions donc d’un dimanche pour nous perdre dans les rues de Jérusalem, en commençant par la Via Dolorosa. Que n’eussè-je pas la « bonne » idée de lever mon nez pour essayer de tout « capturer », de regarder à droite et à gauche, pour « dénicher » les stations du chemin de croix de notre Seigneur !
Ma cheville, elle, apprécia un peu moins mon inattention ! Elle se retrouva dans le seul trou de la chaussée pavée, devant la troisième station ! Impossible d’avancer d’un pas de plus sur le champ. Je m’assis à l’entrée du magasin et lança à William : « La troisième station !? Je crois bien que c’est la première chute du Christ ! »
Malgré la douleur vive sur le coup, je pus me relever et nous continuions tout doucement à travers les souks jusqu’au Saint Sépulcre.
Là-même où le Christ aurait été mis en croix et enterré, notre halte fut toute recueillie, pleine de toutes nos rencontres, vos prières, vos supplications, vos visages… Bien vite malheureusement, le flot des touristes vient donner à ce lieu une réalité plus surfaite que spirituelle…
Notre quotidien au Home de « Notre-Dame des Douleurs » est une école de la réalité de l’âge montant… Nous essayons de leur apporter le « meilleur » de nous-mêmes, selon ce que les résidents peuvent encore en recevoir. Chaque jour, un temps d’animation est prévu.
Ce jour-là, l’équipe des bénévoles se plia en quatre pour mettre en scène quelques passages du « Petit Prince » de Saint-Exupéry. Un renard, une rose, quelques moutons esquissés, un brin de musique, un pas de danse, deux traductrices…
Quant à la suite de notre pèlerinage, elle est pleine d’imprévus, d’abandon aussi. Notre retour semble plus difficile que pensé ! La douleur au bras de William n’évoluant pas bien, l’avion s’avère être la meilleure solution. Après avoir fait le tour des agences, Air France ne nous confirme cependant pas les vélos. De ce fait, la date d’un vol est différée de jour en jour… Alors que nous reste-t-il à faire, sinon que de patienter en cette Terre du Christ ?...
De jours en jours, de dimanches en dimanches, nous étions « là ». Puis vint ce beau dimanche d’hiver, enfin d’été, où nous nous décidions d’aller à la Mer Morte, sous les bons conseils d’Helmut, « l’homme d’entreprise du Home » ou plutôt un « ange gardien »… Il nous avait suggéré de nous y rendre pour le bras de William. Non seulement, il nous prêta une voiture, mais nous fournit aussi les indispensables claquettes en plastique, pour nous épargner les acidités du sel !
Nous nous offrions donc un dimanche sous d’autres décors, désertiques, sous d’autres latitudes (-438 mètres sous le niveau de la mer, soit l’endroit le plus bas de la terre) et sous le climat plutôt agréable de quelques 25°, un 23 janvier ! La température de l’eau de la Mer Morte, elle, avoisinait les 25°… Nous y flottâmes donc avec grand plaisir après avoir gouté aux bienfaits du soufre dans un bain de sources naturelles à 37° et nous être totalement enduits de boue noire…
Autant vous dire que vous ne nous auriez même pas reconnus ! Boue argileuse, à l’effet, nous l’espérons « magique » pour le bras de William !! Nous repartions avec un sachet plein de ce remède de Dame Nature.
Cette journée nous procura un bien fou avant de recommencer une nouvelle semaine. Ce lundi matin, à la messe, je glissai dans ma prière à Saint Joseph, particulièrement, nos soucis de retour et de vol. Deux heures plus tard, l’agence me rappela, me disant qu’Air France venait enfin de confirmer les vélos et qu’il me fallait venir dans la journée pour payer. C’est alors que la Providence entre encore une fois, miraculeusement, dans notre vie ! Helmut devait justement, une demi-heure plus tard, se rendre à l’aéroport pour y conduire et rechercher quelqu’un…
Grâce divine, quand tu agis !!!
Et elle n’agit pas à moitié… Effectivement, ma carte Visa posa problème… Je demandai conseil auprès d’Helmut qui, automatiquement me prêta la sienne, qui, elle aussi ne passa pas à l’agence… Problème ? Solution ? Nous pouvions payer en espèce, et Helmut avait justement, sur lui, la somme quasi manquante… Si « le Seigneur est mon berger », Helmut fut véritablement notre ange !
Donc, notre retour est prévu, bel et bien,
ce 3 février à 17h00, à Strasbourg…
A ce sujet : y aurait-il un ange pour venir nous chercher avec une fourgonnette, un break, une remorque ou tout autre moyen pouvant contenir nos deux vélos : 2X (160 lg x110 ht x20 l), nos deux bagages et nos deux cœurs ??
Nous nous réjouissons de vous revoir, de partager tout ce que chacun a vécu depuis ces sept derniers mois !!
A tout bientôt et, en attendant, à tout de suite sur le cœur de Dieu !