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Nous allons vivre un "petit" pèlerinage tour du monde, UN tour à DEUX à QUATRE roues... à la découverte de toi, de moi, à la rencontre des autres, à la suite du Christ et du Bouddha, sur les terres d'ici vers un là-bas...

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EfraLiStO !!!

Stasi la compassion en action

Ce dimanche 17 nous donna l’occasion de vivre… un miracle ! 16h50 environs, nous entrions dans un village, Vassiloudi. Mission : demander asile au prêtre alors qu’un orage était annoncé pour la nuit. En face de l’église où les cloches venaient de sonner, les sourires du voisin nous incitèrent à lui montrer notre mot, en attendant que le « pater » finisse son office.


Un vieux monsieur au chapeau, passant par là, fut de suite interpellé : il parlait l’allemand et fit l’interprète. Il réfléchit, proposa de demander au prêtre qui avait à disposition une salle paroissiale, re-réfléchit et nous demanda si nous étions des « gute Leute »… (de bonnes gens).

 

Il re-réfléchit, tergiversa, nous montra de loin sa maison, nous expliqua qu’il n’avait pas de place pour nos vélos, puis, tout à coup, s’abandonna : il nous invita chez lui ; nous n’avions plus qu’à garer nos bicyclettes dans l’enceinte de l’église. Dieu venait de nous envoyer son ange, Il venait d’agir profondément dans le cœur de Stasi.

18.10.2010.l'Ange Stasi

Au bout d’un mois dans ce pays, nous étions hébergés pour la première fois dans un foyer, auprès d’un adorable papi grec, ayant travaillé 24 ans en Allemagne… Ce lien linguistique fut certainement ce qui le détermina à nous accueillir ! Nous échangions sur tout, cuisinions des toasts pour le dîner, et, pour ajouter à la « complétitude » du miracle, il nous donna son lit pour se contenter du divan.

Vive les toasts Grecs

Une bonne odeur de café éveilla nos sens au petit matin encore abreuvé de la forte pluie de la nuit. Nous quittions Stasi avec plein d’émotions, des noix, de la tisane bio, des toasts pour la route et cette parole, adressée pour nous de la bienheureuse Anne-Marie Javouey :

 

« Que peut-il manquer à celui qui possède Dieu ? »

 

O, oui Seigneur, Tu es notre Berger, rien ne saurait manquer où tu nous conduits !


Le ciel menaçant de ce lundi eut son dernier mot ! Agrémentés d’un violent vent de face, les nuages gris eurent soudain raison de nous. Nous nous arrêtions alors dans le village de Madytos, à la recherche d’une éventuelle mairie. Il était 15h02, heure à laquelle les bureaux ferment vraisemblablement partout.


Mais, peut-être aurions-nous encore la chance de rencontrer quelqu’un ? Une femme de ménage fit tout de suite l’intermédiaire pour appeler la personne adéquate. Celle-ci, après m’avoir expliqué, en italien, que le village ne disposait pas de commodités d’accueil, examina la situation puis me demanda si nous pouvions encore parcourir 18 kilomètres… Elle téléphona. Nous étions attendus à Asprovalta, à l’hôtel Saint George (petite pensée pour tous ceux qui portent ce nom, même si je n’en connais qu’un seul… -coucou Georges !-)

 

 Nos derniers efforts sous la pluie et à travers le vent ne furent pas sans récompenses ! « Saint George » nous accueillait dans son hôtel 4* ;  le propriétaire nous attendait effectivement, avec toute son interrogation face à nous, tout son rejet face à ce monde devenu trop stupide !


19.10.2010.Dina

Cette halte, inestimable, peut-être unique dans notre vie, fut immensément appréciée ! D’autant difficile de reprendre la route que William souffrait d’une douleur au pied… Mais requinqués comme nous venions de l’être (un buffet petit-déjeuner royal avait été inclus à notre nuit), nous enfourchions gaiement notre monture sous un ciel bleu moutonneux et un doux soleil.


Pour la petite anecdote, alors que la pensée journalière d’Anne-Marie Javouhey était : « Le Bon Dieu accorde tout à l’humble prière », William, sur le chemin, la veille, avait plaisanté en se disant que pour changer, le Seigneur pourrait nous donner au moins un palace ! S’Il nous avait pris « au mot », tous les mots du monde ne nous suffiraient pas à rendre grâce à notre Dieu !

Un rêve de lion

Et même à travers les plus petites intentions ! A 14h00 passés, pédalant envers et contre ce vent qui ne voulait plus nous quitter, le petit creux se fit ressentir. Mon homme stoppa net devant un « mirabellier », enfin un prunier grec ! L’encas rêvé, tombé du ciel, remplit nos ventres et notre besace jusqu’au soir !

Room service à la plage

Il fallut au moins ces quelques forces pour prendre en stop une touriste pas comme les autres ! Au milieu de la chaussée, une tortue gambadait naïvement. La mer était à un kilomètre environ ;

Le taxi de Madame

William, sans hésiter, transforma sa sacoche en taxi-tortue et l’emporta jusqu’à son environnement plus habituel. Nous faisions quelques pas avec elle, pour poursuivre notre chemin de quelques tours de roue.


Tours de roue en descentes, en montées, en montées, en descentes, laissant chacune d’elle nous offrir un nouvel horizon. Le paysage devenait de plus en plus authentique, voire désertique. Entre deux villages lointains, il fallait désormais un peu mieux gérer nos haltes et surtout l’eau.

c'etait chez nous !

Ce soir-là du mercredi 20 octobre, nous dévalions quelques 40 mètres de petit chemin tout terrain pour nous arrêter dans un « camping sauvage », vue sur mer, entre caravanes et tentes délaissées par leurs vacanciers fantômes. Le lieu nous appartenait, sous l’œil gardien de « Dame tour », une vieille bizantine d’Apollinia et le regard perçant de « Dame lune », presque pleine cette nuit-là.

 

tour bizantine d'Apollonia (2)

Notre dîner fut divinement salé… et pour cause ! Au menu : pasta, cuite à l’eau de mer… (et oui, nous n’avions pas totalement géré la quantité en eau ! Les villages résidentiels alentours sont inhabités). Eau salée, toute fraîche, doublement appréciée car William avait été jusqu’à prendre une vague de plein front pour la récupérer dans notre casserole !

 

Quant à notre nuit, bercée certes par le flux et reflux de la mer déchaînée, nous étions heureux, en cette fin de mois d’octobre, de la vivre « à la belle » entre étoiles et nuages clairsemés, au coin de la douce chaleur d’un feu de camp alimenté avec amour par mon petit homme.

une belle etoile...

Au soleil levant, le petit déjeuner improvisé fut partagé avec nos amies les fourmis, allant et venant follement, entre les miettes parsemées à leur intention, à l’entrée de leur bercail !


Après un petit plongeon pour une mise en forme de mon homme courageux, nous attaquions notre journée par la mise en bouche de l’ascension de ce petit coin de « paradis terrestre ».


En chemin, nous croisions deux cyclo-randonneurs allemands, un joggeur, et notre fidèle compagnon, « vent de face » qui s’était pris d’amitié pour nous… L’étape nous conduisit à une mairie, dans ce petit village de Nea Peramos. La secrétaire, Smaro, m’accueillit gentiment, aidée par son interprète Stella. Après une certaine attente, dans le tourment des polémiques d’une vie communale, un journaliste, de passage, s’intéressa à nous, nous posa quelques questions et nous prit en photo au milieu de nos héros, j’ai nommé nos deux vélos !

 

On nous offrit un verre d’eau, puis au milieu de brochures touristiques, deux mini bouteilles de Tsipouro (leur ouzo local). La consigne fut donnée : une chambre était mise à notre disposition et le restaurant « Konstantakis » nous attendait pour un repas grec traditionnel !


Pouvions-nous imaginer tout cela ? Encore moins l’espérer !!

16.9.2010.Le mot magique

Nous n’oubliions pas Marie, à Diakopto, qui, avec son époux, nous avait honorés d’un véritable mot dentelé précieusement, telle une bénédiction qui nous accompagne, ou plutôt nous ouvre les portes…


Nous n’oubliions pas Marie, notre douce Maman du ciel… qui sous son manteau d’amour nous enveloppe et qui, à travers son icône, dans un coin de bureau de mairie ou d’ailleurs, intercède pour nous auprès de toutes ces personnes… Oui, « qui se fie en Yahvé, la grâce l’entoure » (Ps. 32)

Mairie de Kavala

Grâce qui nous entoura à Kavala également ; Kavala qui, comme toutes les villes grecques, se doit d’arborer ses décorations de Noël, à l’année… Cette grosse bourgade était incontournable pour notre pèlerinage : lieu où Saint Paul avait prêché pour la première fois, en Europe, et à quelques kilomètres de là, Lydia, un village perdu dans la montagne où il aurait baptisé la sainte portant ce même nom.


Nous nous y rendions donc, allant tout d’abord à la rencontre des « possibles », côté mairie. Christina, dont le mari est cycliste me fit un bon accueil, me posa mille et une question, puis me fit patienter… jusqu’à l’arrivée du maire. Les élections prochaines mettaient les municipalités en effervescence.

Sonia et le maire de Kavala

Après un débriefing et un historique ratissé sur la ville depuis le balcon du bureau du maire, il me donna la précieuse information qu’à quelques bâtisses de là, une église catholique se cachait ; puis, il m’avoua que cette localité ne disposait d’aucun accueil social…

 

A ce moment-là, son assistante, Christina, vint avec les directives d’une chambre d’hôtel où nous pouvions passer la nuit. Elle me confia qu’aux pèlerins portant quelques intérêts pour ce lieu, elle essayait toujours de rendre l’impossible, possible. Si rien n’est impossible à Dieu, je crois qu’Il avait largement agit à travers elle !


En ce 23 octobre au matin, sous un soleil frisquet, nous partions donc à la recherche de cette église… avec tout notre désir de pouvoir rencontrer cette communauté catholique afin de partager avec elle la célébration de la messe du dimanche… et, pour cela, être hébergés cette nuit...

 

Espérance, tu nous fais vivre…

message personnel

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