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Nous allons vivre un "petit" pèlerinage tour du monde, UN tour à DEUX à QUATRE roues... à la découverte de toi, de moi, à la rencontre des autres, à la suite du Christ et du Bouddha, sur les terres d'ici vers un là-bas...

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A Dieu la Grèce, suite et fin.

Et pour cause…

un baiser couleur nature

 

Sofia, la fille des propriétaires du café-restaurant, avait réussit à se faire comprendre pour nous offrir un café. Petits gâteaux crétois de l’île de sa maman, vrai café « à la française », nous nous installions, comme des princes, en terrasse. Nous partagions notre chemin parcouru, photos à l’appui, faisant peu à peu connaissance avec Georges, le frère, puis le papa

le papa des Anges....

Nous profitions de cet échange pour nous renseigner quant aux possibilités de dormir en sécurité alentour. Sofia suggéra alors de nous entretenir plus tard avec le « Papas » (curé) du village. Mais, tout d’abord, voulant nous faire profiter de son jour de congé, elle nous proposa une excursion en voiture.

 

Il fallait cependant refaire nos forces et, malgré notre en-cas à peine digéré, nous nous retrouvions, simplement là, attablés, au milieu de cette chaleureuse famille, autour d’une délicieuse salade grecque, d’œufs et d’escargots…

la rivière Nestos

La promenade fut insoupçonnable de beauté, d’authenticité, le long de la rivière Nestos, coulant jusqu’en Bulgarie. Nos deux guides étaient adorables… Nous vivions ce temps avec beaucoup de joie, temps qui se prolongea au coin du feu, à notre retour, autour d’une tasse de thé et de quelques coups de téléphone.

avec Papas Bilias

Le prêtre du village arriva, un adjoint au maire suivit, puis une clé pour finir. Mais un souci les habitait ! Ce petit local était-il assez « décent » et salubre pour nous ? Sans eau… donc sans toilettes… Sans électricité… Sans drap… Sans… Mais avec tout, puisqu’avec et en Dieu !


Le curé nous offrit de suite en option de rechange son église… Cela était touchant de voir tant d’énergie déployée pour nous recevoir, nous étrangers… Bien évidemment, nous étions dans l’action de grâce, remerciant Dieu à chaque instant de nous chérir de tant de bonté.


A notre grande surprise, le prêtre revint avec un mot. Deuxième « mot magique » ? En toutes évidences, signé de sa main et tamponné de sa paroisse, censé nous ouvrir les portes chez les prêtres orthodoxes et certifiant que nous étions des bonnes personnes !

IMGP2471

 

L’inouï de Dieu nous sautait à nouveau en plein cœur, Lui qui sait mieux que nous ce dont nous avons besoin, sans même y penser !

Après avoir partagé autour d’une pizza et du film du mariage de leur sœur, Sofia et Georges nous conduisirent dans notre petit nid… Le départ dans la bruine du matin le lendemain fut à l’image de ce moment passé en « famille », plein de chaleur !


Xanthi était à 25 kilomètres au nord de Nea Xerias. 25 kilomètres qui se transformèrent en 40, tant la force du vent se faisait ressentir puisque nous n'avancions qu'à 6 kmh sur le plat.

 

Nous arrivions sous la pluie dans cette grande agglomération, où les couleurs de la Grèce occidentale se mélangeaient désormais à celle bien orientale : minarets, foulards, roms…


Nous nous dirigions de suite vers la mairie, désireux de trouver un abri. Les réalités ici semblaient toutes autres. Seul le maire pouvait décider. Or, aucune possibilité d’accueil ne relevait de cette ville. Après attente et palabras, on m’orienta vers l’archevêché. Véritable parcours à l’inconnu dans les ruelles pavées et glissantes de la vieille ville. Un square : une église, ouverte… mais en plein office de funérailles ; une grande bâtisse, l’évêché… mais fermée.

agia sofia

Après nous être décidés à trouver un autre lieu en quittant, s’il le fallait, cette ville, William et moi sentions que nous devions cependant nous revêtir de patience et persévérer. Je m’orientais alors vers l’école du square, quand j’entendis mon homme me héler : deux prêtres orthodoxes sortaient de cette immense maison. Le petit « mot » fit alors son premier office ! Ils nous envoyèrent à l’église-cathédrale du centre ville, sainte Sofia, où nous devions rencontrer le « big papas ».

 

L’archevêque, en fait, y célébrait un enterrement. Nous décidions d’attendre, à l’abri de la pluie, restant en retrait de l’entrée principale. Soudain, alors que les fidèles sortaient par la porte centrale, la toque noire et la crosse à la main, l’évêque apparut de notre côté. Modestement, nous lui présentions notre « mot ».

 

Avec attention et solennité, il prit le temps de le lire puis nous demanda d’attendre. Bien certainement, il se rendait au cimetière ! Un monsieur revint vers nous pour nous faire comprendre que tout était « ok », nous inviter à prendre une chaise et patienter peut-être une petite heure… Le téléphone grec semblait plutôt fonctionner !!


Un « papas » arriva alors et nous indiqua l’hôtel Elena où nous étions attendus… Moi qui imaginais dormir dans une salle paroissiale froide, nous étions envoyés dans une chambre 3 étoiles, où, grande fut notre joie de nous réchauffer avec une douche et de faire sécher nos affaires !


La tempête du lendemain matin ne nous surprit guère. Un vent violent avait soufflé toute la nuit, à 60 kilomètres/heure. Le danger pour nous de bouger était trop grand. Il nous fallait trouver un arrangement. Nous étions le 28 octobre, jour de fête nationale de la libération de la Grèce. L’hôtel affichait complet. A la réception, on me demanda d’attendre pour envisager quelque solution. Une-demi heure plus tard, nous devions quitter la chambre, rien n’ayant pu s’organiser autrement. « Tenez vos lampes allumées » ! Prêts à plonger sous la pluie torrentielle !


Nous nous équipions alors pour « l’aventure », arborant non seulement nos vêtements anti-pluie mais également anti-froid. « Soyons toujours joyeux et prions sans cesse » ! Mon petit homme le vivait en toutes circonstances !


Ce que j’eus plus de mal à faire lorsque, sur ma monture, au bout de quelques mètres, le vent me fit chanceler. En plus des bourrasques de vent violent, des flaques d’eau, de la pluie froide qui se transforma vite en grêle, des…, des…,  je me heurtais à la fragilité de ma petite nature physique et mentale !

Les anges Dimitri et Olimpia

Le premier village fut la première « sortie de secours ». Les ruelles ravinaient, les trombes d’eau nous balayaient. Un clocher d’église, une maison dans son enceinte, nous sonnions à la porte. Un bambin apparut derrière la vitre. Puis la maman vint nous ouvrir, avec quelque réticence, suivie du papa. Sans tarder, malgré les doigts gelés, je partais à la recherche du mot, synthétisant tout. Dimitri nous proposa de suite de nous emmener en voiture chez le curé.


Quel ne fut pas son « bon » accueil ! Un « papas », en plein repas de famille, au chaud dans sa grande maison de trois étages, avait bien autre chose à faire que de s’occuper de deux pèlerins. Totalement déconnecté des réalités, il était prêt à nous renvoyer d’où nous venions. Dimitri nous rembarqua chez lui, nous proposant de discuter au sec et au chaud, avec sa femme, Olympia.

 

De suite, un jogging, des pantoufles, des chaises pour y faire sécher nos vestes, un café, un jus d’orange, des gâteaux…

Nous furent de suite intégrer à leur famille. Grande polémique et discussions quant aux possibles, nombreux coups de téléphone. Ils nous proposèrent alors de déjeuner avec eux, de nous reposer ensuite puis d’organiser notre accueil et nuit.


Ce repas, plein de vie, autour de leurs deux enfants Nectarioc et Johnny, fut un régal : feuilles de vigne farcies et poivrons marinés par la grand’mère, féta, œufs, saucisses… et grosses parts de gâteaux. Après cela, la sieste s’imposa, comme vous pouvez l’imaginer !


En fin d’après-midi, la tempête sévissait toujours. La maman, accompagnée de la sœur, du frère d’Olympia et d’un ami arrivèrent à la nuit tombante.

 

Big Ange Vassilis

Puis, on nous exposa la situation : ce monsieur était le président de l’association de danse folklorique du village. Il prenait notre arrivée à sa charge et nous guidait vers le petit hôtel du coin. Nous suivions la cadence, mais lorsqu’il s’agissait ce soir-là d’aller dîner, nous déclinions poliment, encore repus du déjeuner. Vassilis insista cependant, au moins pour boire quelque chose ; nous consentions alors à partager simplement le verre, pour l’amitié.


Amitié… au-delà de la connaissance mutuelle de l’un et de l’autre. Il nous fit part spontanément du petit planning du lendemain qu’il avait envisagé pour nous : petit déjeuner à l’hôtel, puis, à la sortie de son travail, vers 14h30, il viendrait nous chercher pour le repas… Nous nous regardions alors, William et moi, sachant que notre désir et la nécessité (liés à la saison hivernale approchant à grands pas) étaient d’avancer…

ange Vassilis

De plus, repartir après le déjeuner n’était pas une solution idéale pour nous, le jour baissant, et les nuits s’organisant difficilement parfois. Nous laissions en suspend notre interrogation. Vassilis nous fit comprendre que nous pouvions rester une deuxième nuit ici…


Seigneur,  nous nous confions à Toi… Une telle insistance était-elle significative d’autre chose ?


« Vous qui craignez le Seigneur, espérez Ses bienfaits… Qui, persévérant dans Sa crainte, a été abandonné ? » (Ecclésiastique 2, 9-10)


Nous fallait-il lâcher prise ? En tous les cas, nous laissions la discussion suivre son cours et les tasses, les verres s’entrechoquer au son des YaMaS ! 

Amitié… dépossédée de tout, dans la gratuité du temps partagé, du don abandonné, de la personne engagée, du service proposé, de l’intention présentée. Vassilis avait un cœur bien trempé dans les réalités concrètes de la vie. Lorsque nous lui présentions nos projets d’itinéraire, avec notre questionnement lié aux températures devenant glaciales, et que nous planifions éventuellement de prendre un bus pour traverser la Turquie, il nous regarda, se tut.


 

Puis nous raconta posément qu’il avait sa compagnie de bus qui sillonnaient les villes en Grèce. D’ajouter cependant qu’un de ses amis avait également la sienne et se rendait chaque nuit à Istanbul… Il passa un coup de fil, puis affirma que nous pouvions demain, après demain, quand nous souhaitions, profiter de ce « possible »…

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Amitié… simplement là, à s’ouvrir, à partager et prendre du temps les uns avec les autres, pour laisser le cadeau de Dieu alors s’offrir ! Dieu ! Ne venait-Il pas de nous envoyer Son ange ? Vassilis… précisément… simplement… pour nous… dans toute son humilité ?


Cela était insoupçonné, inespéré ! Rejoindre Istanbul samedi dans la nuit nous apparut comme un présent de Dieu ! Nous partagions encore un peu avec notre hôte, puis, malgré la chambre froide de l’hôtel, William et moi plongions, dans l’action de grâce, sur le cœur chaud de notre Seigneur !

 

« Heureux qui s’abrite en Dieu » (Psaume 2, 12)

 

La journée de ce vendredi 29 octobre alterna repos et partages avec notre «guide-protecteur ». A trois heures, il nous emmena manger une véritable assiette grecque qui nous combla pour la journée !


Après la traditionnelle sieste, nous allions goûter une autre tradition… Non, non, il ne s’agit pas du fameux ouzo, ni du tsipouro (alcool encore plus fort) que les hommes boivent à toutes ou aucune occasions, mais du folklore dansé par les élèves de son association… Nous passions un moment entre pas de Macédoine et autres régions.

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Puis, dans la nuit glaciale, il nous invita à rencontrer des amis au «café des vieux », formule propre à la Grèce, offrant aux retraités un tarif « préférentiel ». La fraternelle chaleur entre les uns et les autres, rythmée d’éclats de rire universels, nous fit passer cette soirée grecque dans le pincement au cœur de cette réflexion : « c’est la dernière ! »

derniere fois en grece

En effet, nous avions pu contacter, après quelques difficultés, la communauté de nos amis prêtres dominicains d’Istanbul, chez qui nous souhaitions séjourner. Malgré le froid qui sévissait déjà dans cette grande ville turque, nos frères en Christ pouvaient nous recevoir ! Nos cœurs étaient déjà en fête à l’idée de vivre aux côtés de religieux bercés par la même confession que nous, et de découvrir ensemble cette ville, entre Occident et Orient !

 

Le Bon Dieu, en tout cas, semble toujours se débrouiller pour que Ses enfants, dans notre profond désir, arrivent à l’heure pour la messe ! ;-))


Ce 30 octobre, nous profitons du possible d’une connexion pour vous faire un dernier coucou grec (beaucoup de villes de ce pays offrent le wifi free. La régularité sera peut-être désormais moins fréquente !)

 

Les Yamas

Il est 16h00. Nous  sortons de table après un somptueux repas grec arrosé d’un vin maison, d’un bel échange culturel et surtout de l’amitié chaleureuse de Vassilis. Avant notre au-revoir, il veut cependant que nous nous retrouvions au café, autour du match de football, ce qui n’est pas gagné car ni mon homme ni moi ne sommes adeptes !


Une réflexion avait depuis fort longtemps naquit en nos cœurs... Le Seigneur ne veut-Il pas le meilleur pour Ses enfants ? Nous avions cette douce impression qu’à quelques heures de quitter cette terre, comme après l’effort de l’ascension de la montagne, nous avions le plaisir d’être au sommet… Sommet d’un cœur que notre Bon Dieu nous avait envoyé, comme s’Il nous avait réservé le meilleur, nous entourant de Sa tendresse, de Son affection, de Ses intentions à travers la personne simple et touchante de cet homme.

 

A 23h00, ce soir, son ami viendrait nous chercher pour nous conduire à la station de bus, direction la Turquie…


Mais avant de partir à la découverte d’autres cœurs, d’une autre langue, civilisation, culture, nous ne voulons pas quitter ce pays sans un grand « EFRALISTO », un « merci», un « thank you for all the lovely smiles, the helping hands, the opening hearts, all… these gifts of God !»

 

Que Dieu vous garde tous !

YASSAS !

La coiffe tradi de grece

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F
<br /> bonjour à vous deux,<br /> merci beaucoup pour votre carte de Rome. on pense très souvent à vous, et on a hâte de vous revoir à votre retour! Bon courage à vous! Mille bisous!<br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Youpi, quelle joie de lire votre mini-message qui nous va droit au coeur !! et nous parlions de vous tout récemment...<br /> <br /> <br /> ça y est, nous sommes rentrés ! Notre blog continue de donner de nos news...<br /> <br /> <br /> Et de votre côté ? Renvoyez-nous votre e-mail à deuxcoeurs4@yahoo.fr afin que nous ayons vos coordonnées !<br /> <br /> <br /> nous vous souhaitons en pleine forme et vous embrassons !<br /> <br /> <br /> les deux coeurs, William et Sonia<br /> <br /> <br /> <br />